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Quoi de neuf chez POP School ? 💚

Découvre la promo des Conseiller·e·s numérique de Nancy

L’ANCT et la Banque des Territoires ont initié une nouvelle phase de formations destinées à accompagner les Conseillers·es numérique ayant achevé le CCP1 du titre professionnel REMN vers l’obtention du titre complet. La formation dure quatre mois et ils·elles achèveront leur formation avec le passage du CCP2 et CCP3. Cette démarche vise à renforcer les compétences des acteurs essentiels au sein de leur structure.

femme blonde

Camille Saje – Lecture 5 minutes

Guillaume, Conseiller numérique à Remiremont

Crédit : POP School

homme

Qui es-tu ? 

J’ai 34 ans, je suis originaire des Vosges et actuellement je travaille au centre social de la ville de Remiremont”.

Quel est ton parcours ?

J’ai un cursus commercial, j’ai un DUT de commercialisation et j’ai poursuivi avec une licence en management. Je me suis réorienté vers la banque et par la suite vu que je n’avais pas de contrat à long terme, je suis parti vers un autre horizon, j’ai été manager dans les pompes funèbres. J’ai fait huit années dans cette société, et j’ai travaillé sur Nancy. Mais avec ma conjointe on a eu envie de revenir dans les Vosges. On avait tous les deux des emplois du temps assez lourds, donc à l’arrivée de notre enfant on a eu envie de revenir au calme. En 2021, j’ai postulé pour le dispositif Conseiller numérique parce que j’avais une forte appétence dans le numérique. C’est ce qui m’a amené à effectuer ma première formation en passant le CCP1 et actuellement je suis en train de faire la formation CCP2 et CPP3.”  

Quelle est ta structure ?

Je travaille dans le centre social de Remiremont. C’est à moitié associatif et géré par la Mairie. Le centre social fait beaucoup d’activités (accueil de loisir pour enfants, loisirs pour adultes, etc). J’interviens au niveau d’un QPV (quartier prioritaire de la ville), on propose différentes activités comme l’accompagnement aux devoirs le soir, un accompagnement en médiateur de quartier, ce qui m’amène à l’accompagnement numérique. Le plus gros de mon travail se situe dans ce quartier. Mon métier a une forte dominante sociale, j’accompagne les personnes au fur et à mesure.” 

Quels sont les projets ?

Il y a l’accompagnement au cyber harcèlement, c’est une grande cause nationale, on en entend beaucoup parler. Au centre social, on a voulu intensifier là-dessus. On a pour but de responsabiliser les jeunes sur les réseaux sociaux, de leur dire que c’est un outil mais qu’on doit se comporter comme dans la vraie vie : on respecte les autres, on est poli et courtois. On est vraiment là pour les sensibiliser puisqu’ils n’ont pas forcément conscience qu’une insulte ou une petite blague peut blesser la personne. On travaille aussi sur l’accès au droit, notamment sur les démarches. On crée des ateliers pour faciliter la compréhension des personnes qui ont déjà tous les outils numériques (smartphone et ordinateur) et on les accompagne dans leur démarche sans le faire à leur place. Le dernier projet c’est l’accompagnement à la recherche d’emploi. On a beaucoup de jeunes qui ont du mal à trouver un emploi. On a un partenariat avec la mission locale et avec d’autres associations d’insertion. On explique aux personnes que la recherche d’emploi a changé. Il faut un CV facilement modifiable en ligne, qui est visuellement beau et qui contient davantage de compétences que les expériences.” 

Qu’est-ce que t’a apporté la formation ?

La formation m’a apporté des connaissances au niveau de l’accompagnement, la méthodologie et les bons gestes. De manière générale, le CCP1 nous a apporté beaucoup de bases de documentation d’information sur le numérique, notamment sur les démarches de recherche d’information. Pour le CCP2 et CPP3 je veux vraiment monter au niveau de mes compétences et de mes connaissances, notamment sur la méthodologie de projet, sur sa construction, sur le fait de demander une subvention, connaître les différents acteurs et savoir utiliser le même vocabulaire que les collectivités.” 

C’est quoi ta passion ? 

J’ai pas vraiment le temps pour pratiquer ma passion, j’ai un enfant qui est plein d’énergie. J’aime beaucoup le jeu vidéo, en ce moment c’est le Final Fantasy. J’aime beaucoup la culture japonaise aussi donc je passe pas mal de temps sur des jeux comme Yakuza. J’aime aussi le foot puisque j’en pratique.”  

On peut te souhaiter quoi pour 2024 ?

En 2023 la réussite était assez exceptionnelle. Sur la première année j’ai fait 400 accompagnements. Là on a dépassé les 1 400, soit 1 000 de plus sur la même période. L’année dernière toutes les étoiles se sont alignées. J’ai fait énormément de partenariats avec des associations d’insertion pour de l’aide à la recherche d’emploi, avec un foyer d’accueil pour des jeunes qui ont été en situation de replacement. Mon objectif cette année c’est de continuer ce travail, d’avoir autant d’affectation, de satisfaction dans les partenariats, d’en nouer des nouveaux et de me projeter vraiment dans une situation stable. Et de manière générale on peut me souhaiter de conserver ma bonne humeur et mon sourire, ça c’est ce qu’on me dit souvent. Donc oui, on peut me souhaiter de continuer sur cette même lancée et de garder cette mentalité positive.

Benoit, Conseiller numérique à la Communauté de communes de Creutzwald

Crédit : POP School

homme assis devant un ordinateur

Qui es-tu ? 

J’ai 37 ans et je suis conseiller numérique à la Communauté de communes de Creutzwald.

C’est quoi ton parcours ?

Je suis en poste depuis le 15 février 2023, ça fait un peu plus d’un an. J’ai 20 ans d’expérience dans l’éducation populaire. J’ai commencé en tant qu’animateur polyvalent puis après j’ai été intervenant, musicien et j’ai travaillé 10 ans dans la direction de centre périscolaire et extrascolaire.

Quels sont les objectifs de ta structure en 2024 ?

C’est assez large, c’est vraiment la fiche de poste d’un Conseiller numérique mais pas un Conseiller numérique France Service. Je fais des ateliers individuels, je n’ai pas encore d’atelier collectif même si j’ai pu parfois recevoir des couples ou des frères et sœurs sur la bureautique. Les ateliers répondent à des demandes, ce sont les usagers qui viennent me voir et en fonction de leur demande, on établit un diagnostic. Je leur propose le panel qu’on peut faire sur l’accompagnement numérique comme par exemple j’accompagne des personnes sur les démarches de départs à la retraite, sur l’ouverture d’espaces personnels aux impôts et j’accompagne des associations locales dans leur comptabilité. Les ateliers collectifs arrivent, je vais faire des ateliers sur Excel pour les agents de la Communauté de communes, en sachant qu’il y a cinq communes et que ça sera une formation en interne. On est sur une dynamique de développement des ateliers.”  

Quels projets te tiennent à cœur ? 

Comme j’ai travaillé 20 ans dans l’éducation, le public sur lequel je suis sensibiliser est celui de 0 à 17 ans. Il y a une vraie problématique de santé publique sur l’exposition des enfants aux écrans. C’est quelque chose que j’aimerai développer. J’ai contacté différents partenaires, notamment le Centre Départemental des solidarités qui travaille beaucoup avec des assistant·e·s sociales. Ce que j’aimerai développer c’est l’aspect comportemental face aux écrans et aux outils de communication. Je pense qu’il y a un gros travail à faire sur les jeunes qui sont au collège. Actuellement je cherche des supports très factuels pour pouvoir faire de la sensibilisation publique. Tout est à créer mais j’imagine que ça se fera sous forme de conférence avec pas mal d’acteurs qui porteront le projet. Le deuxième projet qui me tient à cœur c’est la création d’un espace de médiation numérique au sein du service dans la médiathèque dans laquelle je travaille. Avec la montée du numérique, la médiathèque et les supports qu’elle propose se trouvent confrontés à beaucoup problématiques liées à l’évolution du secteur. L’idée est de trouver comment maintenir ce lieu, comment le valoriser, le pérenniser en faisant en sorte que la médiathèque conserve ces médias alors que le numérique prend une place importante. Il y a un gros travail à faire sur la numérisation des médias comme le fait de mettre en valeur un CD alors qu’il y a les plateformes d’écoute à la portée de tous.” 

Comment s’est passée la formation ?

Le CCP1 m’a permis de découvrir un mBot et je me suis intéressé au code. L’aspect projet, pédagogie et la maîtrise des outils informatiques, ce sont des choses qui étaient acquises. Ça m’a apporté une communauté soudée, ça m’a permis d’avoir un support en plus. Le CPP2 c’est une autre paire de manches, c’est plus dense. Je pense que ça va m’apporter une vision plus macro du métier de Conseiller numérique. Actuellement, on approfondit la méthode diagnostic, ça va être intéressant puisque ça va m’apporter autre chose que mes acquis.” 

Quelle est ta passion ?

J’en ai plusieurs. Je fais de la musique depuis 20 ans, j’ai un peu arrêté mes projets musicaux. Mais sinon je suis batteur et percussionniste. Je suis aussi menuisier depuis 10 ans, j’ai ma propre entreprise de menuiserie ébénisterie. Ce qui m’anime c’est d’apprendre au sens très large. Une connaissance c’est un trésor. Un savoir-faire c’est un trésor. À partir du moment où on a une connaissance, on se doit de la transmettre et c’est le devoir de chacun·e.” 

Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Du temps pour faire des choses. Je suis musicien, menuisier, père de deux enfants, marié, je suis en formation et en plus je suis Conseiller numérique. D’ailleurs si vous en avez trop, vous pouvez m’en donner.

Christelle, Conseillère numérique au CRIL, une association qui lutte contre l'illettrisme

Crédit : POP School

femme assise

Qui es-tu ? 

J’ai 49 ans, je viens de Meaux et je suis au CRIL depuis 2021. »

Que fais-tu au CRIL ?

Je travaille principalement avec nos partenaires, je m’occupe des ateliers collectifs et individuels, ça dépend des demandes et des besoins. Généralement les partenaires sont répartis en groupe. Je travaille avec tous types de personnes : certaines n’ont pas de compétences du tout, d’autres ont des bases. L’association lutte contre l’illettrisme et on est d’intérêt général. C’est pour ça qu’on travaille principalement avec des partenaires.

Concrètement, comment ça se passe ?

On part du besoin numérique des personnes. L’association a des demandes, elle nous contacte et on met en place des ateliers selon les besoins. Par exemple, en ce moment l’atelier c’est les bases de l’informatique. On voit le déplacement des fichiers, comment les ranger. En réalité, il y a pleins de projets. Il y a des ateliers un peu plus poussés comme la création d’un mail, l’usage d’internet. Les personnes aiment les ateliers parce qu’on prend des thèmes différents. C’est assez ludique parce qu’on se rend compte que chaque personne veut apprendre comment chercher une information sur internet.

Quels sont les projets qui te tiennent à cœur ?  

Tous les projets me plaisent mais c’est vrai que les ateliers éducatifs sont ceux que je préfère. Travailler avec des enfants et avec des mBot, c’est vraiment important. Le numérique c’est l’avenir donc parler de développement informatique avec les enfants c’est un plus. Surtout pour les parents parce que ça les rassurent de savoir qu’il y a une branche dédiée à l’apprentissage.

Que retiens-tu de la formation ? 

Le fonctionnement d’une association, les partenaires, le public, c’est cette vision là que j’ai apprise. J’apprends plein de choses au niveau du territoire et du conseil départemental. Si je devais définir un mot pour me qualifier ça serait la patience parce que je pense que si on n’en n’a pas c’est difficile.” 

Quelle est ta passion ?  

C’est simple c’est l’informatique. On m’a donné un ordinateur et on m’a dit de me débrouiller. C’est vrai que j’en ai toujours fait à côté mais je n’avais jamais pensé à en faire mon métier. Ce qui m’a poussé à le faire c’est la demande qui est de plus en plus importante et surtout parce que je suis une femme, et je sais qu’il n’y en a pas beaucoup dans ce secteur. Je me suis dit que ce n’était pas parce que j’étais une femme que je ne pouvais pas y aller.” 

Kevin, Conseiller numérique animateur jeunesse à Rombas

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homme entrain de manipuler un ordinateur avec sa main

Qui es-tu ? 

J’ai 31 ans et je travaille à la mairie de Rombas (57) à côté d’Amnéville.”

Quelle est ta structure ?

Je travaille à la mairie de Rombas, c’est une ville de 10 000 habitants. J’ai plusieurs rôles dans cette structure : je fais de l’accompagnement administratif du numérique, de l’accompagnement individuel, collectif et j’accompagne aussi les jeunes. Je travaille avec cinq écoles maternelles de la ville, en participation avec l’aide au devoir. De façon ludique et pédagogique, je travaille avec les 8 à 12 ans pour leur apprendre les bases.

Quels sont les projets dans ta structure ?

J’ai plusieurs projets. Je viens de déménager à la Maison du Lien Social (MLS) et c’est rattaché au service jeunesse. Je suis devenu conseiller numérique animateur jeunesse. Je fais des ateliers de découverte de la programmation, imprimante 3D ou encore robot pédagogique. Dans des événements plus grands je fais des activités centrées sur le jeu vidéo pour plus d’impact. Les difficultés qu’on peut rencontrer avec les jeunes dans la ville c’est qu’ils font des choses restreintes comme les jeux vidéo ou les réseaux sociaux mais les bonnes pratiques ne les intéressent pas. Ils n’en n’ont pas conscience. Je suis là pour leur rappeler ce que l’on peut faire avec un ordinateur.”

Un projet qui te tient à cœur ?

C’est ma salle numérique en lien avec le service jeunesse. Avec l’idée de créer une animation numérique avec les jeux vidéo, c’est ce que l’on appelle l’e-sport. J’ai la chance d’avoir beaucoup de matériel numérique, donc l’idée est de mettre les ateliers dans une salle et l’animation numérique dans une autre.”

Qu’est-ce que t’as apporté la formation ?

Le CCP1 m’a apporté tout ce qui est création d’animation. C’était super intéressant. Ça fait trois ans que je suis en poste. Je suis un des premiers conseillers à avoir suivi la formation quand ça a été mis en œuvre. J’ai fait le CCP1 avec l’Afpa, c’était enrichissant. Je voulais confirmer le reste (le CCP2 et le CCP3) pour tout ce qui est méthodologie et diagnostic de territoire. En réalité c’est la suite logique.

Quelle est ta passion ? 

Ma passion c’est les jeux vidéo. Je suis un ancien joueur pro dans le jeu vidéo. J’étais joueur pro de Nice sur Fifa et sur Mortal Kombat. Aujourd’hui j’ai une association de jeux vidéo qui s’appelle Kaio Gaming et j’en vie toujours. Avant j’étais dans le compétitif et maintenant c’est purement administratif. J’organise des tournois dans toute la France. Quand j’étais joueur pro on était peut être une dizaine en France à en vivre. Mon association fait partie de la ville et quand ils ont recruté un Conseiller numérique, ils se sont tournés vers moi.

C’est ma reconversion, je voulais absolument garder ce lien du numérique. Si on prend l’exemple d’un joueur pro du football, il était joueur et la suite logique c’est de devenir entraîneur. J’ai beaucoup de connaissances et de faciliter, j’aime cette façon d’apprendre et de partager ma connaissance à quelqu’un d’autre.”  

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

D’avoir ma certification et de continuer dans ma lancée.”

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